LES CANTINES SCOLAIRES
PROBLÈMES ET SOLUTIONS
Hier matin, la FCPE, la première fédération des parents d'élèves, a lancé un appel national pour que soit votée une loi garantissant le droit à la restauration scolaire. Faute de places suffisantes, certaines communes font le tri parmi les enfants, en fonction de divers critères, plus ou moins défendables.Ainsi à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, le maire reconnaît donner la priorité aux «enfants dont les parents travaillent» avant ceux dont les parents sont demandeurs d'emploi. «Si nous avions suffisamment de places, la question ne se poserait pas. On nous fait un procès d'intention alors que certaines communes sont plus restrictives, excluant complètement les enfants dont les parents ne travaillent pas. Comme tous les critères, ils sont discutables, mais c'est toujours plus juste et acceptable pour nos usagers que "premier arrivé, premier servi"», se défend le maire Jean Denais (UMP).
Selon L'Humanité, au moins 70 communes pratiquent aujourd'hui une "sélection" à l'entrée des cantines. Que prévoit la loi ? La restauration scolaire est-elle un service public et un droit opposable? Le point.
Le P.S.F. s'insurge contre l'incompétence gouvernementale qui amène les responsables des différentes écoles à effectuer un "tri" entre les enfants pouvant bénéficier du droit à la cantine scolaire ou non, selon des critères plus ou moins logiques, comme le fait de privilégier les enfants dont les parents travaillent par rapport à ceux dont les parents sont au chômage.
Il est plus qu'évident que des lois strictes doivent être mises en place et appliquées au plus vite, dans la mesure où la situation devient extrêmement critique pour l'ensemble du système éducatif national!
Tout d'abord, la cantine doit être un service publique et donc son coût réduit au maximum. Il serait même logique qu'à terme la gratuité de la restauration soit totale dans le secteur scolaire public pour les enfants français.
Ensuite, tous les enfants doivent pouvoir y avoir accès sans aucune distinction qelle quelle soit. Pour ce faire, les locaux prévus à cet effet doivent avoir les dimensions nécéssaires pour pouvoir accueillir la totalité des enfants inscrits. Le personnel doit être qualifié et en nombre suffisant pour assurer le bon déroulement du système de restauration en milieu scolaire.
En effet, dans certaines grandes villes, la salle de cantine est trop petite pour y accueillir l'ensemble des enfants. Aussi, des solutions provisoires doivent être prises par un agent d'Etat ou par les dirigeants de l'établissement afin que les enfants puissent bénéficier d'un repas dans des locaux adaptés.
Nous trouvons, en premier lieu, révoltant que l'Etat n'ait pas la volonté de mettres en place des solutions si simples. D'autant plus lorsque l'on constate que, pour se prémunir de toutes attaques juridiques contre le ministère de l'éducation nationale, un flou artistique est entretenu sur l'ensemble des lois touchant ce problème. Ainsi donc, le verdict en cas de plainte reste au bon vouloir du juge...
Mais ce qui est d'autant plus scandaleux est cette sélection réalisée au détriment des plus défavorisés, n'ayant plus de travail, et donc en toute logique étant le moins dans la capacité d'assumer une nutrition équilibrée pour leurs enfants. Bien sûr, une sélection en défaveur des salariés actifs serait tout aussi criticable, du fait de ce système actuel où un travail ne laisse pas de temps pour s'occuper des enfants.
Ah! Comment ne pas s'arracher les cheveux quand les élus représentant notre peuple, et ce à quelque échelon que se soit (Gouvernement, municipalités etc), n'assument en rien leur rôle et laissent la douloureuse et ingrate mission de définition des critères de rejet des enfants aux dirigeants des établissements surpeuplés.
Encore un grand bravo au gouvernement français qui nous offre un bel exemple de son incapacité à gérer des problèmes enfantins...
Le Bureau Exécutif
Villeneuve le Roi le 16/09/2011
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